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Synthèse des travaux

 

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RENCONTRES France-ARGENTINE- SYNTHESE DES TRAVAUX (X Gizard ; consultant)
Un grand merci aux rapporteurs pour la qualité de leur rédaction. C'est à partir de leurs notes que j'ai essayé de faire une brève synthèse à chaud de nos travaux de lundi et mardi.
Naturellement vous voudrez donc bien excuser des oublis ou des imperfections possibles. Ils seront réparés dans les prochaines semaines avec la publication sur le site des actes plus détaillés de notre rencontre.
J'ai retenu onze points forts à partir de vos apports et de vos débats ;
Ces journées ont été une plateforme d'échanges extrêmement riches dans un si court laps de temps.


1- Elles constituent un véritable microcosme des défis qu'affrontent les responsables des autorités locales, des questions que les élus et leurs services se posent sur la manière de produire du développement humain et du développement économique dans un contexte mondialisé. A cet égard, nulle différence n'est apparue entre les approches argentines et les approches françaises. Les unes et les autres se confrontent aux mêmes enjeux et aux mêmes interrogations de bons outils et de bonnes méthodes.
Il est probable que, pour partie, son socle culturel commun contribue à une telle convergence.
A travers les 4 séances plénières thématiques, ce qui paraît en premier lieu :


2-C'est le souci de conduire un projet politique territorial, des actions, qui soient à fort effet de développement


3-Ce qui passe par le décloisonnement, le traitement transversal de domaines traditionnellement séparés. Une belle image en est le tramway de Bordeaux, traité initialement comme tout transport en commun, pour désengorger les rues de trop de voitures et qui est devenu, chemin faisant, le levier de la restructuration de l'aire métropolitaine et de la promotion de sources d'énergie propres et non polluantes.
Pour penser ainsi « global » à l'échelon local toutes les sessions ont témoigné d'une priorité :


4- Faire travailler ensemble les acteurs de toutes sortes du territoire. C'était évident pour les Clusters et les pôles de compétitivité (entre entreprises, universités, centres de recherche et autorités publiques- Rhône-Alpes, Lujan, Chartres, Brest Métropole, Chubut)
Mais aussi pour la bonne gestion des ressources naturelles entre municipalités (Salta, Corrientes, Doubs Central, Lozère)
Et encore pour la mobilisation des agents municipaux autour d'une approche culturelle globale, inclusive (Moron).


5- C'est aussi de faire travailler ensemble les acteurs pesant sur l'avenir du territoire aux différentes échelles (l'UE pour les autorités locales françaises, le Gouvernement central, les gouvernements régionaux, provinciaux et départementaux, les gouvernements municipaux).


6- en second lieu, c'est sur la matière même de support au développement qu'agissent les autorités locales, c'est-à-dire que le capital territorial, le capital du territoire, par une combinaison entre le traitement des éco-systèmes propres à chacun d'entre eux et l'activité productive. Ainsi en va-t-il du travail collaboratif entre Chubut et Brest-Métropole sur l'économie de la mer.
Ainsi encore de l'approche des espaces naturels protégés à Salta, en Montagne de Reims, à Misiones, à Corrientes, dans les Pyrénées Atlantiques ou en Lozère.


7- Et c'est la combinaison de la capacité à « faire travailler ensemble » et à s'inscrire dans la valorisation du capital territorial qui est porteuse de nouvelles activités économiques et de nouveaux emplois. On le voit dans le domaine des activités dîtes primaires.
C'est sur la transformation et l'innovation des produits que porte l'effort de Boulogne sur Mer pour répondre au défi de la pêche
C'est par l'ensemble des labels de produits issus de l'agriculture que se stabilise et se développe le tissu de l'agriculture familiale dans les produits laitiers comme dans la vigne (Lozère, Doubs Central, Pyrénées, Cordoba, Cahors…)


8- Plus largement la question a été posée : faut-il une taille critique pour coopérer ? Je reformulerais la question autrement ; faut il une taille critique pour se développer ? la réponse apportée par les villes de Chartres et Lujan semble être la bonne : il n'y a pas de taille de référence mais la nécessité d'identifier ses propres atouts, son potentiel d'excellence (Chartres), qu'ils relèvent d'activités traditionnelles, d'un patrimoine bâti, d'un savoir faire ancestral, d'un capital naturel, d'un patrimoine culture.
Et que ce socle se marie avec une capacité de coopération entre les acteurs du territoire.
On le voit bien dans le domaine du tourisme :
-religieux, au départ, à Chartres et Lujan
-sportif avec les motos du Touquet
-durable pour les espaces protégés
-respectueux des populations d'origine et de leurs activités traditionnelles (Guaranis de Misiones, bergers de la Montagne Pyrénéennes).
On le voit à nouveau dans les politiques culturelles, construisant les ponts de l'échange entre les hommes :
-en prenant appui sur le passé comme entre la Rochelle et Corrientes
-en promouvant l'apprentissage mutuel de la langue de l'Autre (comme entre Saavedra-Piguë et l'Aveyron)
-en rapprochant des caractéristiques communes de territoires péri-urbains comme entre Nanterre et Moron) travaillant sur la citoyenneté locale.
On le voit encore pour les problèmes communs que rencontrent les territoires frontaliers en Champagne Ardennes, à Misiones, dans le Doubs, à Salta ou dans les Pyrénées Atlantiques.


9- Il en ressort que la première vertu de la coopération décentralisée est tout simplement l'échange, tant il semble aisé d'identifier la communauté des préoccupations et des types d'actions à conduire
Ce peut être un échange d'informations, un échange de bonnes pratiques et cela peut franchir des étapes plus exigeantes comme les échanges de personnes et de professionnels (cf La Rochelle et Corrientes ou bien les gardes parcs entre Misiones et les Pyrénées). Ou encore l'échange scientifique (Rhônes Alpes et Buenos Aires, Chubut et Brest Iroise).


10- Dans tous les cas ce qui est attendu est un résultat « gagnant-gagnant », c'est-à-dire bénéfique pour les deux territoires.


11- Chacun pressent que malgré des contextes institutionnels bien différents qui nous ont été dressés lundi matin, c'est en s'inscrivant dans des réseaux transnationaux que les territoires jouent leur développement au XXIème siècle. La coopération décentralisée n'est rien d'autre que ce réseau

 

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